Traitement : qu'est-ce qui fonctionne – qu'est-ce qui ne fonctionne pas ?
Il n'existe à ce jour aucun médicament spécifique homologué pour la PTH. Le traitement s'oriente vers le type de céphalée auquel la PTH ressemble le plus. Étant donné que la PTH persistante est de type migraineux dans environ 94 % des cas, ce sont les médicaments contre la migraine qui sont le plus souvent utilisés. Pour plus de détails sur les différentes options thérapeutiques, veuillez vous reporter aux chapitres correspondants destinés aux patients.
En ce qui concerne les traitements non médicamenteux, les recommandations actuelles préconisent une période de repos relatif pendant les 24 à 48 premières heures suivant un traumatisme crânien : réduire légèrement les activités physiques et mentales, limiter le temps passé devant les écrans.8
Le repos strict au lit est dépassé !
Autrefois, on recommandait souvent le « repos au lit jusqu’à la disparition des symptômes ». Cette approche n’est plus d’actualité. Des études montrent qu’un repos excessif ralentit la récupération et augmente le risque de séquelles psychologiques telles que l’anxiété et la dépression. Après 48 heures, un retour progressif à l’activité devrait s’amorcer.
Retour progressif à la vie quotidienne, au travail et au sport
Après les premières 24 à 48 heures, la règle est la suivante : être aussi actif que possible sans que cela ne cause de gêne. Le retour à une activité normale doit se faire progressivement et en fonction des symptômes individuels. Des plans par étapes éprouvés et des recommandations concrètes pour augmenter l’intensité de l’effort sont présentés de manière claire sur des plateformes d’information telles que CDC HEADS UP ou le Concussion in Sport Group.
À titre indicatif, une activité est bien tolérée si les maux de tête n'augmentent que de 1 à 2 points (sur une échelle de 10) et disparaissent en moins d'une heure.
Que faire en cas de rechute ?
Il est normal et prévisible que les maux de tête s'intensifient temporairement en cas d'effort accru. Cela ne signifie pas que quelque chose ne va pas. Si les symptômes s'intensifient après un niveau d'activité : redescendez d'un niveau, faites une pause de 24 heures, puis réessayez – à un rythme un peu plus lent.
Que puis-je faire moi-même ?
Outre le traitement médical, vous pouvez contribuer activement à votre rétablissement de plusieurs façons :
- Un sommeil régulier : un rythme veille-sommeil régulier aide le cerveau à se reposer.
- Activité physique : augmentez progressivement l'intensité – ne reprenez pas le sport de manière brusque.
- Temps passé devant les écrans : la lumière et le scintillement peuvent déclencher des maux de tête – limitez-les de manière consciente.
- Réduire le stress : prévoyez des techniques de relaxation, de la pleine conscience et des pauses régulières.
- Éviter les facteurs déclenchants : observez et notez ce qui déclenche vos maux de tête (par exemple, le bruit, la lumière, certains aliments).
- Journal des maux de tête : aide à identifier les schémas récurrents et à adapter le traitement.
- Perspectives de guérison : il est prouvé qu’une attitude positive et des attentes réalistes influencent l’évolution de la maladie.
Bibliographie
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